Propositions artistiques

2013

Cartographies - Pôles et Flux

série de 19 peintures/dessins à l'encre de Chine sur toile brute, 5 sous-séries: "Trajectoires de flux" (4 dessins), "Pôles et Flux" (4 dessins), "Relations tripartites" (3 dessins), "Binômes" (3 dessins), "Pôle au monde" (5 dessins), env. 34cm x 53cm chacun, novembre-décembre 2013.

 

Ces quelques dessins adoptent une codification similaire, composée principalement de pôles et de flux, vus à des échelles différentes. Ces cartographies imaginaires décrivent la notion d’être au monde: un pôle, organisme individuel dans un lieu indéfini, le monde - ce pourrait être le spectateur, l’artiste -  et les situations dans lesquelles ils se trouvent (sauf dans la série I où ne prolifèrent que de fins tracés presque imperceptibles à une certaine distance). Des ouvertures émergent dans ces formes laissées libres dans leur propre courant. À même cette myriade de flux se font et se défont des intensités invisibles - celles-ci qui nous traversent et nous sculptent.

Des Agirs créateurs

série de 3 peintures à l'huile sur toile brute, I: "Le Démiurge" (64cm x 9 cm), II: "L'Agir collectif - Circulation d'Intensités" (64cm x 96cm), III: "Demi-cycle" (114cm x 143cm), mars - juin 2013.

La constante de cette démarche picturale, qui utilise les moyens de la figurations au service d'une symbolisme, se veut être l’exploration de différents aspects relatifs aux processus dits de création, qu'ils soient spécifiquement liés au domaine artistique ou, de manière élargie, aux situations rencontrées dans la vie, aux gestes perpétrés par toute personne. De par ses retranscriptions du corps humain - entier ou fragmenté - et l'expression de mouvements d’énergies d’ordinaire voilés, cet ensemble d’images évoque cet "arrière-plan du monde" où les idées se meuvent et les intentions prennent forme(s).

Here I am

vidéo loop, 5 min. & 42 sec., mars - août 2013.

Cette vidéo repose sur une métaphore qui rend manifeste une analogie entre la peau et le mur. Elle dépeint certains aspects de la situation "économique" - au sens freudien ou encore énergétique du terme - d’une personne humaine indéfinie mais toutefois particulière. Des fragments textuels explicitent davantage la thématique et prêtent voix à un barrage personnifié. Ainsi, ces séquences rendent visibles quelques échanges tenus entre les relatifs espaces dits intérieur et extérieur, notamment des processus mentaux que chacun opère dans cet "entre". Des forces multiples agissent là, dans cette interstice où symptômes et utopies se recoupent jusqu’à parvenir, enfin, à créer néanmoins.

Variation typologique de Modes d'être

5 prototypes tridimensionnels et série de 35 dessins (aquarelle sur papier A4); I: laine rose, sucre et hameçons, II: cuivre et étain, bas blancs et "nude", oreilles d’acupuncture en plastique, III: fils de cuivre et étain, bas "nude", toile brute / à l’intérieur: miroirs mosaïque et papier à paillettes dorées, IV: verres correcteurs synthétiques, fils de cuivre, V: fils de cuivre et étain, bas noirs, plastique à bulles, divers papiers et plastiques, feuilles morte; installation, projet de diplôme, ECAV, janvier 2013.

Ces objets, ni véritablement sculptures ni même masques - même s’ils sont pensés en regard d’une tête - évoquent des éléments de l’appareil perceptif humain, où les sens physiques entrent en résonance avec des facultés d’ordre psychologique. Ces objets sont conçus comme des modélisations d’attitudes ou de ce que j’aime à appeler des "modes d’être"; ceci dans le cadre des relations interpersonnelles, des perspectives individuelles portées sur le monde et du rapport à soi. La série se veut en faire une sorte d’inventaire et les matérialiser comme contraintes, barrières et/ou tentatives d’ouverture et d’expression, en jouant sur des changements de texture, forme, densité, opacité, etc. Mise en parallèle avec une série de dessins poursuivant cette typologie, elle pourrait se développer à l’infini à partir d’un principe similaire. Disposés ensemble de façon à former une collectivité imaginaire, les prototypes, placés à hauteur moyenne d’un spectateur, offrent la possibilité pour le public de s’y projeter mentalement autant que d’y participer activement en revêtant les pièces. Enfin, la relative précarité des matériaux souvent récupérés octroie aux objets une certaine fragilité qui reflète le "faire avec le donné" en ce qui concerne les attitudes adoptées dans les méandres de l’existence.